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Biographie

Photobucket Jacky CRENEAU présente : Creneau Films Productions. Jacky Créneau Reporter photographe Lillois, élève de l'école Louis Lumière de Paris avec comme professeur Raymond DEPARDON, qui n'est autre que le photographe officiel de notre nouveau Président de la République François HOLLANDE.
Jacky commence comme photographe de l'agence Champagne à Roubaix( mode et défilés ),parallèlement gérant, photographe et reporter de l'agence Osiris, et aussi reporter de mariages, cérémonies et évènementiels pour le groupe Photo-Express... Réalisateur de composits et PressBooks... dans diverses sessions: mode, charme, portrait, lingerie, mariage, photographie industrielle, photo-journalisme, publicité,conception cartes et pochettes pour des disques vinyles,CD, VHS et DVD. Cinéaste et scénariste. Président de Créneau Films Production, Réalisateur de clips , courts et longs métrages. Actuellement Reporter photographe et suivi de réalisateurs et comédiens concernant les avant-premières et interviews des nouveaux films du Cinéma Français et international, ( UGC,Kinepolis,Majestic et Métropole de Lille et environs ).

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Le Créneau du cinéma .
******************** Ce blog est réalisé et administré par Jacky CRENEAU et Daniel HERMAN .



L'évasion de l'orphelinat



TABLEAU sous forme de COURT METRAGE pour une adaptation théâtrale écrite par
Emilie TOMMASI : "R.A.S -Les portes qui claquent" : ( Scène de " l'évasion de l'orphelinat". d'après
" Les souvenirs de Michel " - Réalisation: Emilie TOMMASI et Jacky CRENEAU - Musique originale : Daniel HERMAN pour ekm productions - informusic & CRENEAU FILMS PRODUCTION et ACTIO FILMS

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Le quotidien du cinéma

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Archives sur les c
onférences :

En 2012, le Festival avait organisé deux conférences au Furet du Nord de Lille spécifiques mais pour autant prestigieuses: la première avait eu lieu en présence de notre parrain le réalisateur britannique David Yates (Harry Potter) le vendredi 30 mars à 17h et la seconde avec le réalisateur et dessinateur Vincent Paronnaud (Persépolis, Poulet aux prunes) le vendredi 6 avril à 17h.

Table Ronde

Le secteur du cinéma est dominé par une incertitude empêchant de prédire les retombées. Il est alors évident que la logique qui anime un producteur n'est pas loin du marketing classique. Dès lors, projets cinématographiques et réalités économiques sont étroitement liés. Une conférence a mis en interaction différents représentants de la sphère cinématographique française autour d'un même thème: l'économie du cinéma. Ce débat avait été organisé en Avril 2012 sur Lille à l'espace conférence de Surcouf, rue du Molinel.


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Le Festival du Cinéma Européen de Lille a organisé en collaboration de l’association "Prix de court" et "www.film-court.com" il a mis à l'honneur le cinéma du Vieux continent, et plus particulièrement le court métrage. A travers une programmation exigeante, des longs métrages hors compétition, des séances jeune public, un concours de scénarii… le festival a offert un accès privilégié à ce format encore trop méconnu.
Pour cette année 2013, le festival a déroulé ses bobines du 29 mars au 5 Avril ayant eu comme parrain officiel, le célèbre réalisateur Patrice LECONTE .

FESTIVAL INTERNATIONAL du FILM d' AMOUR

FESTIVAL INTERNATIONAL du FILM d' AMOUR
Affiche de la présentation 2014

dimanche 26 février 2012

Nos plus belles vacances



Juillet 1976, année de la canicule. Claude, juif d’Algérie arrivé en France quinze ans plus tôt, emmène sa jeune femme Isabelle, ses deux garçons et sa belle mère en Bretagne. C'est Isabelle, ayant pris Claude en flagrant délit d'adultère, qui a choisi pour les vacances le petit village où elle est née. 




Dès le lendemain de leur arrivée, Bernard et Bernadette, Jacky et Marie-France, deux couples d'amis, les y rejoignent. Au Rocher Abraham, ils sont accueillis avec méfiance par les autochtones à l'accent rugueux comme leurs mains... Principalement au café Pondemer, le café du village où les hommes se retrouvent. Juifs pieds-noirs, bretons catholiques, Parisiens, provinciaux... : la cohabitation n'est pas facile. Mais ce sont des hommes avant tout. Des vrais. Alors peu à peu, avec beaucoup d'humour, avec humanité, avec empathie, les choses vont évoluer, des liens se tisser... Le passé, les vieilles rancœurs, les inimitiés, seront balayés ! 
Laissant la place à l'amitié, aux émotions, aux amours de vacances... Des moments de vie qu'on n'oublie pas. Sentiments humains que chacun de nous connaît... Et le couple Claude-Isabelle qui se ressoude. Au Rocher Abraham, à vingt cinq kilomètres de la mer, même Bibou et Simon, deux frères complices, vont vivre un bel été. Leurs plus belles vacances ! Pour Simon surtout, qui va connaître ses premiers émois, son premier baiser, son premier amour. 

                                 Philippe Lellouche "Acteur / Réalisateur"

Après des études de journalisme, Philippe Lellouche entre à France Inter où il anime une émission humoristique. Il devient ensuite reporter d'investigation et travaille un temps sur TF1 avant de rejoindre l'équipe d'Envoyé spécial sur France 2. Il est alors repéré par Marion Sarraut qui lui offre un rôle dans la série télévisée Une femme d'honneur. Il enchaîne alors les rôles plus ou moins importants et se fait notamment remarquer dans Michel Vaillant, produit par Luc Besson et Narco, co-réalisé par son frère Gilles Lellouche.
Encouragé par son entourage à monter sur scène, il écrit un premier one man show mais c'est surtout avec la pièce Le Jeu de la vérité qu'il écrit et interpréte avec celle qui deviendra son épouse Vanessa Demouy et les comédiens David Brécourt et Christian Vadim qu'il rencontre le succès. La pièce est un triomphe et donnera lieu à une suite Le Jeu de la vérité 2. Ces deux pièces sont jouées plusieurs centaines de fois, sont filmées et sont régulièrement diffusées à la télévision. Depuis 2009, sa troisième pièce, toujours interprétée par la même troupe, se joue à guichet fermé à travers toute la France et a été diffusée en direct sur France 4 le 14 octobre 2011.
En juillet 2011, il tourne en Bretagne le film Nos plus belles vacances dont il assure la réalisation avec, outre ses trois acolytes habituels, un casting d'amis dans lequel on retrouve Gérard Darmon ou encore Julie Gayet.
Il est marié à l'actrice Vanessa Demouy et père de trois enfants : Solal (né en 2003), Sharlie (née le 5 mai 2011) ainsi qu'un garçon né d'une première union.

(Source : Wikipédia )


Julie BERNARD  ( Grand Lille TV )
Photo du reportage ( avec une partie des comédiens et OPAL TV ) 
 Gérard DARMON
interview
 
Julie BERNARD  - David BRECOURT  - Bernard YERLES 
©  Photos : Jacky CRENEAU 


dimanche 19 février 2012

- La 28 ème ÉDITION DU FESTIVAL DU CINÉMA EUROPÉEN et compétition de courts métrages : ( du 30 Mars au 6 Avril 2012 )



Fort du succès de sa 27ème édition, le Festival du Cinéma européen se déroulera cette année du 30 mars au 6 avril 2012 à Lille et à Tourcoing.


 C'est David YATES, réalisateur des quatre derniers  "HARRY POTTER"  qui aura l'honneur de parrainer cette 28 ème édition du Festival du Cinéma Européen  . 
 
Né le 6 juin 1963 à St-Helens ( Angleterre ), David YATES suit des cours à la National Film and Television School de  Beaconsfields,  C'est après avoir réalisé quelques courts métrages ,qu' il commence à se faire connaître par le petit écran avec le feuilleton « State of Play », série de qualité qui traite de la corruption sans concession. Il réitérera avec une nouvelle série télé « Sex Traffic » abordant un autre sujet tout aussi piquant sur la prostitution des filles de l’Est, une fois de plus il frappe très  fort et avec une très grande habilité .

On fera appel à David YATES juste après son premier long-métrage « The girl in the Café » pour la production des Harry POTTER à partir du 5ème film de cette longue saga. Il succèdera donc à Chris COLUMBUS, Alfonso CUARON et Mike NEWELL.
Le premier de cette nouvelle réalisation fut «  Harry Potter et l’ordre du Phoenix » avec Daniel RADCLIFFLE, Emma WATSON, et Rupert GRINT , bien que les résultats au Box Office n’étaient pas à la hauteur escomptée, la Warner décide de renouveler l’expérience avec les épisodes suivants tels que « Harry POTTER et le Prince de sang mêlé » puis « Les reliques de la mort ».

Filmographie (source Wikipédia)

Réalisations pour le cinéma : 

Courts métrages

  • 1988 : When I Was a Girl
  • 1991 : The Weaver's Wife
  • 1991 : Oranges and Lemons
  • 1992 : Good Looks
  • 1996 : Punch
  • 2002 : Rank
Longs métrages

Télévision

Scénariis


Productions

 

 Souvenirs du dernier festival Européen du Cinéma 2011

parrainé par PATRICK POIVRE D'ARVOR

 

  
   Présentateur du journal télévisé d’Antenne 2 pendant 7 ans, puis de TF1 pendant 21 ans, Patrick Poivre d’Arvor incarne pour toute une génération de Français le visage du 20 heures. Journaliste et écrivain, il est un homme de culture qui sait captiver l’attention de son public et transmettre sa passion.
     Sa carrière de journaliste débute à la radio en 1971, sur France Inter, en gagnant le concours Envoyé Spécial. Peu après, il conquiert le petit écran en devenant rédacteur en chef du journal de 20h sur Antenne 2, animateur de l’émission TOUS EN SCENE sur Canal+, puis d’EX LIBRIS et de VOL DE NUIT sur TF1. Aujourd’hui, il présente l’émission LA TRAVERSEE DU MIROIR, sur France 5. Mais c’est avant tout sous les traits de présentateur du journal d’information du soir qu’il gagne la sympathie des spectateurs.

    Patrick Poivre d’Arvor est également l’auteur prolifique d’une soixantaine de livres, dont sa première œuvre, LES ENFANTS DE L’AUBE, a été écrite à 17 ans. Partageant parfois sa plume avec son frère Olivier, comme pour le roman J’AI TANT REVE DE TOI, il participe à un grand nombre d’autres ouvrages. Il vient de signer une biographie d’Hemingway.

  Proche du monde cinématographique, il apparaît dans de nombreux films et courts-métrages – interprétant souvent son propre rôle, comme dans le court-métrage MON DERNIER ROLE. En 2010, il met en scène l’opéra CARMEN de Georges Bizet, avec Manon Savary. Surtout, Patrick Poivre d’Arvor est un amoureux des mots, des lettres et des images.


LE MOT DU PARRAIN

“27 ans déjà ! 27 ans d’amour du cinéma, d’un amour qui n’a rien d’égoïste mais qui se veut partage. Je n’ai rien oublié des émotions qui m’ont étreint lorsque j’ai découvert mes tout premiers classiques du Septième Art au Ciné Club de mon lycée à Reims. Puis de mon arrivée à Paris où, muni d’un simple plan du métro et d‘un hebdomadaire de programmes, j’ai découvert la capitale à travers ses salles d’art et d’essai. Et, à chaque fois, je m’en retournai chez moi avec des rêves dans la tête. En y réfléchissant, mon premier podium fut totalement européen. Un suédois, le 7ème sceau de Bergman, un italien, Huit et demi de Fellini, et un polonais, Cendres et diamants de Wajda. Vinrent ensuite des russes, Eisenstein, Poudovkine, Paradjanov, des espagnols, Buñuel, Saura, un autre polonais, Polanski, d’autres italiens par poignées, Visconti, Antonioni, De Sica, Monicelli, Comencini, etc.. Et des français bien sûr, par dizaines, jusqu’à l’exploration d ‘autres continents. Je n’ai rien oublié de cet apprentissage-là. C’est pourquoi je remercie infiniment les organisateurs du Festival du Cinéma Européen et que je suis très fier d’en être cette année le parrain dans cette ville, Lille, qui fut non sans raison capitale européenne de la culture. »  
 

PATRICK POIVRE D'ARVOR

mercredi 8 février 2012

" La vie d'une autre " de Sylvie TESTUD . ( par Mathieu Kassovitz )



Marie, 40 ans, se réveille en pensant qu’elle en a 25. Elle a oublié 15 ans de sa vie. Elle se réveille au début d’une histoire d’amour qui en fait se termine. Elle se réveille et elle a quatre jours pour reconquérir l’homme de sa vie. 


" La vie d'une autre "  Avec :  Juliette Binoche, Mathieu Kassovitz, Daniele Lebrun,Vernon Dobtcheff,Yvi Dachary-Le Beon , François Berléand ...


Propos de Mathieu Kassovitz :



J'ai lu le scénario très vite et j'ai aussitôt eu envie de le passer à ma femme pour qu'elle le lise à son tour.
C'est un sujet qui nous concerne tous, quand on est en couple depuis longtemps. On vieillit, on veut retrouver la première flamme, ce qui nous a plu chez l'autre au tout début de l'histoire. Donc c'est un sujet universel, qu'on soit un homme ou une femme, sauf qu'en réalité une femme a plus la capacité de se remettre en question autour d'un choc émotionnel qu'un homme qui aura moins de psychologie dans son approche.


Paul n'est pas un personnage intéressant en lui-même.  Mais il est au centre du film, il sert à faire pivoter l'histoire et le personnage principal.
Paul sert de révélateur à Marie, et j'avais très envie de faire cela pour Juliette Binoche que j'aime beaucoup.


Juliette n'a pas la même approche du travail d'acteur que moi.  Juliette , jouer c'est son métier, sa passion, tandis qu moi c'est la mise en scène qui me nourrit.  Alors, comme metteur en scène, j'ait rouvé intéressant d'être dans son domaine à elle, et d'observer comment elle intègre les choses, ce qu'elle veut apporter.  J'ai pu regarder le travail d'une actrice sur un plateau, autrement que quand je réalise, car le réalisateur n'a pas le temps, il est corrompu par le combat permanent qui consiste à faire sa journée, à avoir tous ses plans.


Sylvie Testud, on le sait quand on la voit, quand on l'écoute en interview ou quand on lit ses livres, Sylvie a une dynamique bien à elle, à la fois énergique et contrôlée, elle sait où elle veut aller : Elle avait un film dans sa tête, depuis longtemps, elle a tout fait pour arriver au bout de sa vision.  Il faut ensuite confronter ses volontés de réalisatrice à celles des acteurs, pour obtenir l'alchimie qui fait les films.
Sylvie Testud et Juliette Binoche ont trouvé leur alchimie.  C'était beau d'être leur témoins.


Photos du reportage réalisées par Jacky et Viviane CRENEAU à l'Hôtel " l'Hermitage Gantois " de Lille , avec la participation des Rendez-vous Cinéma, UGC, Majestic, Métropole, le Duplexe, les Ecrans, Kinépolis, Le Quotidien du Cinéma.

©  Le créneau du cinéma .

jeudi 26 janvier 2012

Présentation du dernier documentaire long métrage ( DISNEY Nature )

 
Avec Jean-François CAMILLERI ( Walt Disney France )
et  Pascal ELBE ( Narrateur pour la version Française )


1 . Jean-François CAMILLERI 
(d'après "  Le  billet d'humeur  " de Timon Timauvais  )



Jean-François Camilleri n’est pas un fan : il est bien plus que cela. Avec plus de 22 ans passés au sein de Disney, en France et aux Etats-Unis, il a eu, en effet, le temps –et surtout l’envie et l’opportunité- de développer une connaissance parfaite de l’œuvre du grand Walt dont il aime à louer le génie visionnaire. Car, s’il y a bien une chose qui ressort d’un entretien avec le patron de la filiale française de la Walt Disney Company, c’est bien cette compétence passionnée mise au service d’une signature aussi belle que complexe !

Il n’est pas chose aisée, au pays de Molière, de défendre les couleurs " disneyennes ". Soupçonnée, ici, de vouloir -toujours et uniquement- faire tourner son tiroir-caisse, sans ambition artistique aucune, ou accusée, là, d’être le cheval de Troie d’un impérialisme américain triomphant et déstructurant, la compagnie de Mickey doit, en effet, jouer des coudes pour se faire accepter, dans l’hexagone, sur le terrain qui est pourtant depuis les premiers jours de son existence, le sien : celui de la Culture... La Culture Populaire !
Aussi, quand il s’agit de monter au créneau, Jean-François Camilleri applique l’un des grands principes édictés par Walt Disney lui-même : revendiquer, haut et fort et sans jamais faillir, tout autant le caractère populaire de ses œuvres que leur exigence de qualité. Il s’est donc attelé à relever ce défi fort délicat en France tant il prend ici bas une toute autre mesure. Le paradoxe entretenu depuis la nuit des temps par l’intelligentsia tricolore assène, il est vrai, que la Culture Populaire est, malgré l’héritage rabelaisien commun, condamnée à devoir toujours verser dans le vulgaire. Associer le vocable Culture à l’adjectif Populaire revient, en effet, à prononcer un gros-mot. Comment dès lors sortir de ce cycle infernal qui fait de la recherche de la popularité une démarche forcément condamnable ? Pire : quand l’œuvre à défendre est américaine, elle prend, en plus, des airs de propagande commerciale, indigne d’une quelconque attention...
Jean-François Camilleri ne s’embarrasse pas d’un tel débat. Il se place bien au-delà. Son postulat est aussi clair que redoutable : une œuvre n’a pas besoin d’être ignorée du grand public pour être de qualité. Et il prend un exemple édifiant pour illustrer son propos. Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain a été encensée par la Critique avant sa sortie puis conspuée ensuite dès lors que les spectateurs se massaient dans les salles. Tout est dit. La qualité n’est pas l’ennemi de la popularité, elle en est même la meilleure amie ! Dès lors, le patron de Disney France entend bien le faire savoir. Le label Disney est populaire parce qu’il est de qualité et il est de qualité parce qu’il est populaire.

Mais Jean-François Camilleri n’est pas homme à s’arrêter au simple stade de la formule : il prouve ce qu’il dit. Entrepreneur dans l’âme, il s’emploie, en effet, à appliquer quotidiennement sa philosophie à sa filiale qu’il façonne jour après jour, comme le ferait n’importe quel patron propriétaire d’une PME franco-française. Car il le répète à l’envie ; Disney France est une entreprise française, à taille humaine qui plus est (250 personnes). Ce lien avec la France, très important à ses yeux, est sans aucun doute la clé de son succès ; le hasard ayant d’ailleurs voulu (ça ne s’invente pas !) que le premier projet sur lequel il ait travaillé fut la ressortie des Aristochats à l’été 88 ! Le ton de sa carrière chez Disney était visiblement donné. Connaissant parfaitement le marché hexagonal, ses décisions se prennent, en effet, toujours en fonction des exigences nationales. Quand, par exemple, il décide d’avancer de 15 jours la sortie d’Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton, c’est évidemment pour des considérations franco-françaises. Il entend en effet lui éviter une sortie frontale avec le film-évènement de Luc Besson, Les Aventures Extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec et tant pis si déplacer dans un délai aussi court la date de sortie d’un film n’est pas une décision sans conséquences. Cette attitude est d’ailleurs symptomatique de sa personne tout entière : qu’on se le dise, Jean-François Camilleri ne s’embarrasse pas de contingences techniques. Prêt à déplacer des montagnes, il met à contribution, dès la date de sortie remaniée par ses soins, ses 250 collaborateurs pour leur faire propager par le net la nouvelle comme un seul homme. En une soirée, tout le web est en émoi et absorbe l’information... Ses équipes font le reste et travaillent d’arrache-pied pour réussir le tour de force d’une sortie avancée au 24 mars. Belle démonstration de talent(s) !

Car Jean-François Camilleri a une vision détonante de son rôle à la tête de la division française de la Walt Disney Company. Là où le fantasme de quelques frustrés voudrait laisser croire à un simple chef de service inféodé à sa tutelle américaine, réduit à appliquer des décisions venant de Burbank, sans possibilité aucune de marge de manœuvres, on découvre au contraire un véritable chef d’entreprise hexagonale. Parce qu’il a une connaissance parfaite du label qu’il défend et de l’univers audiovisuel dans lequel il évolue, Jean-François Camilleri est parvenu à faire bouger les lignes. Sous son impulsion, Disney est devenu un opérateur du cinéma français à part entière. C’est ainsi sur son initiative que le label s’est pacsé un temps avec un grand distributeur tricolore " Gaumont " ; c’est toujours sur sa volonté que Disney finance aujourd’hui des œuvres françaises et découvre des talents. Car Jean-François Camilleri a bien compris que la France n’est pas, en matière de cinéma, un marché comme un autre. Déjà, peu ou prou, la moitié des spectateurs en France délaisse les films américains au profit de leur alter-égo français et européens : un score atypique en Europe. Ensuite, la France dispose d’un outil de création cinématographique de belle capacité. Enfin, Disney France a la compétence pour jouer le rôle que son patron entend lui faire jouer. Et tant pis, si la frilosité de quelques uns lui fait rater des opportunités (Disney US n’a pas cru à La Môme alors même que sa filiale française lui a consacré une bonne année de travail) ; Jean François Camilleri s'attache à faire de Disney un acteur majeur du cinéma français. Il contribue en cela à décomplexer son label et à changer la vision que le monde de la Culture en France porte sur lui. Si des artistes au registre exigeant comme Liane Foli ou Benoit Magimel acceptent aujourd’hui de prêter leur voix à des personnages Disney-Pixar, c’est d’abord grâce au travail de légitimité culturelle entrepris avec opiniâtreté par Jean-François Camilleri. Rien d’étonnant dès lors à voir Disney s’associer à des talents locaux (Kad et Olivier pour Mais Qui a Tué Pamela Rose ? ou Stefano Accorsi pour Juste un Baiser) sur des registres surprenants pour qui imagine Disney monovoix.
Turbulent le patron français ? Pas exactement. Bouillonnant est plus exact. Jean-François Camilleri sait ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas : il sait également prendre le temps nécessaire pour atteindre les objectifs qu’il vise.

Disney lui doit ainsi la renaissance de la production de documentaires axés sur la nature et les animaux sauvages, un genre créé par Walt Disney lui-même, dans le cadre de la mythique collection des True Life Advendures. Alors manager de la filiale hexagonale de Walt Disney Studios Motion Pictures, il a, en effet, en 2005, la brillante idée d'accorder sa confiance à un jeune réalisateur tricolore, Luc Jacquet, en acceptant de produire son premier film, La Marche de l'Empereur. Le pari est osé. Proposer sur grand écran, à destination du grand public, un long-métrage, documentaire animalier, sur la vie des manchots empereurs vivant en Antarctique apparait, il est vrai, à l'époque comme un rêve doux-dingue, caprice d'un producteur, en mal de respectabilité auprès de l'intelligentsia hexagonale, sacrifiant, pour une fois, la recherche du seul profit commercial sur l'autel de l'expérimentation cinématographique. L'avenir prouvera le parfait contraire. Seul contre tous, Jean-François Camilleri démontre l'incroyable potentiel du genre, confirmant son rang dans le milieu du cinéma français de producteur hexagonal à part entière, véritable découvreur de talents. La réussite commerciale de La Marche de l'Empereur est, en effet, loin d'être un succès d'estime. En France, le film taquine allègrement les deux millions d'entrées ! Le résultat est tel que l'intérêt de proposer le documentaire à l'export apparait vite évident. Comble de l'ironie, le marché américain lui ouvre rapidement ses portes, mais sans Disney. La maison mère de la filiale française menée par Jean-François Camilleri fait, en effet, la fine bouche et refuse cette histoire de manchots incongrue. Warner, elle, sent le joli coup venir et accepte de distribuer le film sur le sol américain. Il devient vite le plus gros succès pour un long-métrage français en Amérique du Nord. Il remporte même l'Oscar du Meilleur Documentaire, véritable pied de nez à la France qui lui a refusé le moindre César. Devant l'ironie de l'histoire, Jean-François Camilleri ne prend pas ombrage et pardonne à sa tutelle, son erreur d'appréciation. Il la comprend même tant son pari (pensez donc : une histoire de manchots, au cinéma qui plus est !!!) était osé... Il entend d'ailleurs l'aider à la réparer et à l'amener à occuper enfin le terrain du documentaire grand public, à destination des salles obscures. Il crée pour cela, une société de production spécifique, Disneynature, qui présente ainsi un premier long-métrage en 2007, Le Premier Cri, film ethnologique sur la naissance à travers le monde, beaucoup moins abordable qu'un simple documentaire animalier. Il continue ensuite de faire confiance à Luc Jacquet et produit son deuxième long-métrage, Le Renard et l'Enfant, un docu-fiction axé sur l'amitié d'une petite fille et d'une renarde. L'œuvre très personnelle séduit à nouveau le public français.




Patiemment, le remuant patron de la filiale française convainc sa maison-mère d'investir le marché. Elle accepte finalement de créer un nouveau label de films à l'instar de Walt Disney Pictures, Touchstone Pictures ou Hollywood Pictures. Disneynature est ainsi présenté mondialement en avril 2008. Basé en France, il est logiquement dirigé par Jean-François Camilleri et poursuit deux objectifs : distribuer des productions maison à l'international et des productions étrangères aux Etats-Unis. Les premiers chantiers sont déjà sur les rails. Le programme est alléchant. Pollen est dans les cartons, prêt à sortir, Félins est annoncé pour 2011, et Chimpanzé, 2012. Un Jour sur Terre s'intercale dans ce calendrier déjà dense et débarque sur les écrans aux Etats-Unis, sous label Disneynature, à partir du 22 avril 2009, soit un an et demi après le reste du monde et notamment la France, où il est sorti en premier, le 10 octobre 2007. Océans fait de même en 2010 tandis que Voyage Sous les Mers 3D, un autre film français, connaitra le même traitement. A chaque fois, les films sont remontés pour coller aux attentes des spectateurs des deux côtés de l’Atlantique. Le public français n’attend, en effet, pas la même chose d’un documentaire que le public américain. Dès lors, le rythme des récits se doit d’être changé : contemplatif pour la France, explicatif pour l’Amérique. Les Ailes Pourpres, Le Mystère des Flamants fait d’ailleurs les frais de cette différence d’approche et de culture entre les deux pays. Presque trop poétique, le documentaire, sorti en 2008 dans l’hexagone, n’a, en effet, pas séduit le public français ; Jean-François Camilleri tire immédiatement les enseignements de la situation en refusant de le présenter sur le marché américain. Au-delà du non-sens économique (l’échec en France n’est pas de bon augure), le film n’a pas les capacités suffisantes pour être remanié en vue de coller aux attentes des spectateurs américains qui plébiscitent le documentaire explicatif ; là où Les Ailes Pourpres, Le Mystère des Flamants est une œuvre contemplative à l’excès. Disneynature s’économise le risque d’un échec : son patron et créateur a d’autres ambitions pour lui. Il lui applique, en réalité, la politique vertueuse suivie par Pixar qui consiste à sortir un long-métrage par an. Car, si Jean-François Camilleri a conscience du beau potentiel de Disneynature, il rappelle également que le label est tout jeune et qu’il convient dès lors de lui laisser le temps de déployer ses ailes. Il s’y emploie avec passion et patience explorant plusieurs pistes. L’une d’elles a été par exemple la série télé Naturellement produite par Disneynature et (mal) diffusée sur France 2. Il revendique également la filiation avec les True Life Advendures. S’il n’est pas contre une ressortie sous le label Disneynature des mythiques documentaires de Walt Disney, il s’interroge en revanche sur la pertinence d’une telle mise sur le marché. Le temps a passé et avec lui les habitudes des spectateurs : il n’est pas dit que le rythme, très lent, et les images, forcément datées, des True Life séduisent le public des années 2010. Toutefois, en parfait connaisseur du genre, Jean-François Camilleri explique qu’une autre piste est elle bien plus enthousiasmante : la mise en perspective. Car Disney est l’un des rares studios à avoir les capacités, d’une part grâce à son patrimoine de documentaires et d’autre part grâce à son label Disneynature, de proposer un bilan de l’évolution de la planète au cours des 60 ans qui viennent de s’écouler. D’ailleurs, malicieux, il s’interroge sur la localisation de Félins qui ne serait pas si éloignée de celle de Lions d’Afrique, offrant là une exceptionnelle opportunité d’analyse de l’état de la planète !



Partant de ce constat pour Disneynature, Jean-François Camilleri en vient naturellement à la question clé du traitement et de la mise à disposition de l’incroyable patrimoine des œuvres de sa société, tous labels confondus. Déjà, il n’est pas opposé à l’idée de la création d’une case « Patrimoine Disney » sur sa chaine Cinéma, Disney Cinemagic. Il pose simplement la question de sa pertinence par rapport aux attentes du public qui ne sont pas forcément les mêmes que celles des fans. Ensuite, sur l’accès du public -notamment français- au catalogue Disney, Jean-François Camilleri affirme avoir bien conscience de l’enjeu. Savoir par exemple que L’Espion aux Pattes de Velours n’est disponible, pour les Français, qu’en Grande-Bretagne qui commercialise un DVD avec une piste française n’est pas chose agréable. Il souhaite en revanche prendre le temps de la réflexion afin d’établir un modèle de mise à disposition du catalogue –le plus large possible et sans contrainte de frontière – pérenne et rentable. Les nouvelles technologies offrant de belles opportunités, il en explore actuellement les contours et entend proposer à terme des solutions ; le « sans support » (V.O.D., Keychest, portail de téléchargement définitif ou streaming) étant la piste privilégiée...

Alors sans défauts, Jean-François Camilleri ? Certes pas. Qui peut prétendre ici bas en être dépourvu ? Mais, pour les fans Disney, (car c’est bien de ce regard dont il s’agit) il n’en reste pas moins qu’il est difficile de lui en trouver. L’homme est charmeur, son bilan bluffant et ses projets enthousiasmants. Disney France est visiblement entre de bonnes mains : et ça, les fans, ça leur va bien !
© Timon Timauvais




2. Pascal ELBE




Pascal Elbé (de son vrai nom Pascal El-Bez) est issu d'une famille juive originaire d'Algérie. Après plusieurs années passées sur les planches, Pascal Elbé intègre l'univers du septième art en 1995 en co-signant avec Gérard Pullicino le scénario du film fantastique BABEL . Un an plus tard, il fait ses débuts devant la caméra dans Fallait pas !..., une comédie réalisée par Gérard Jugnot. Spécialisé dans le registre comique, Pascal Elbé tourne à trois reprises sous la direction d'Ariel Zeïtoun (XXL, Bimboland, Le Dernier Gang), puis s'illustre dans des « films de potes » comme Les Parasites (1999), Le Raid (2002) Nos amis les flics (2004), et Trois Amis (2007).
En 2003, il incarne l'un des trois rejetons de Philippe Noiret dans Père et fils, la première réalisation de Michel Boujenah dont il est aussi co-scénariste. Cette performance, aux côtés de Charles Berling et Bruno Putzulu, lui vaut une nomination pour le César du Meilleur jeune espoir masculin. 2005 est également une année chargée pour lui : auteur et interprète de la pièce Pour ceux qui restent, Pascal Elbé enchaîne trois longs métrages, dont un film noir - Les Mauvais Joueurs aux côtés de Simon Abkarian - et deux comédies à tandem, L'Amour aux trousses avec Jean Dujardin et Le Cactus avec Clovis Cornillac.
En 2006, Roschdy Zem fait appel à lui pour camper son meilleur ami de confession juive dans sa première réalisation intitulée Mauvaise Foi, dont il a été, par ailleurs, co-scénariste. On le retrouve l'année suivante au générique du premier long-métrage de Carine Tardieu, La Tête de maman, aux côtés de Karin Viard et Kad Merad. La même année 2007, il partage l'affiche du film 3 Amis à nouveau avec Kad Merad, ainsi qu'avec Mathilde Seigner et Philippe Noiret. C'est la deuxième réalisation de Michel Boujenah et une nouvelle occasion pour lui de collaborer avec Pascal Elbé qui est, une nouvelle fois, le co-scénariste de son film.

En 2008, on le retrouve dans pas moins de six films à l'affiche, dont notamment l'adaptation du livre de Marc Levy Mes amis, mes amours ou encore dans la comédie romantique Comme les autres où il incarne avec Lambert Wilson un couple homosexuel. Toujours en 2008, on le retrouve aux côtés de Richard Berry et Aure Atika dans le film Les Insoumis, tourné à Marseille. La même année, il joue également dans le remake L'emmerdeur de Francis Veber, aux côtés de Patrick Timsit, Richard Berry et Virginie Ledoyen.
En 2009, il est à l'affiche de Romaine par moins 30° d'Agnès Obadia et de La Faute des Mères de Cécile Telerman. Il réalise la même année son premier film, dont il est également le scénariste : Tête de Turc. Il a également joué un des rôles principaux de la série TV "Mes pires potes".


( Source : Wikipédia )


Quelques photos réalisées au Kinépolis de Lomme (25 janvier 2012)












conférences de presse de Grand Lille TV , Opal'TV , WEO
Jean François Camilleri ( Walt Disney Company France ) et Pascal Elbé ( Narrateur sélectionné  pour la version Française de ce documentaire exceptionnel  ).




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