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Biographie

Photobucket Jacky CRENEAU présente : Creneau Films Productions. Jacky Créneau Reporter photographe Lillois, élève de l'école Louis Lumière de Paris avec comme professeur Raymond DEPARDON, qui n'est autre que le photographe officiel de notre nouveau Président de la République François HOLLANDE.
Jacky commence comme photographe de l'agence Champagne à Roubaix( mode et défilés ),parallèlement gérant, photographe et reporter de l'agence Osiris, et aussi reporter de mariages, cérémonies et évènementiels pour le groupe Photo-Express... Réalisateur de composits et PressBooks... dans diverses sessions: mode, charme, portrait, lingerie, mariage, photographie industrielle, photo-journalisme, publicité,conception cartes et pochettes pour des disques vinyles,CD, VHS et DVD. Cinéaste et scénariste. Président de Créneau Films Production, Réalisateur de clips , courts et longs métrages. Actuellement Reporter photographe et suivi de réalisateurs et comédiens concernant les avant-premières et interviews des nouveaux films du Cinéma Français et international, ( UGC,Kinepolis,Majestic et Métropole de Lille et environs ).

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Le Créneau du cinéma .
******************** Ce blog est réalisé et administré par Jacky CRENEAU et Daniel HERMAN .



L'évasion de l'orphelinat



TABLEAU sous forme de COURT METRAGE pour une adaptation théâtrale écrite par
Emilie TOMMASI : "R.A.S -Les portes qui claquent" : ( Scène de " l'évasion de l'orphelinat". d'après
" Les souvenirs de Michel " - Réalisation: Emilie TOMMASI et Jacky CRENEAU - Musique originale : Daniel HERMAN pour ekm productions - informusic & CRENEAU FILMS PRODUCTION et ACTIO FILMS

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onférences :

En 2012, le Festival avait organisé deux conférences au Furet du Nord de Lille spécifiques mais pour autant prestigieuses: la première avait eu lieu en présence de notre parrain le réalisateur britannique David Yates (Harry Potter) le vendredi 30 mars à 17h et la seconde avec le réalisateur et dessinateur Vincent Paronnaud (Persépolis, Poulet aux prunes) le vendredi 6 avril à 17h.

Table Ronde

Le secteur du cinéma est dominé par une incertitude empêchant de prédire les retombées. Il est alors évident que la logique qui anime un producteur n'est pas loin du marketing classique. Dès lors, projets cinématographiques et réalités économiques sont étroitement liés. Une conférence a mis en interaction différents représentants de la sphère cinématographique française autour d'un même thème: l'économie du cinéma. Ce débat avait été organisé en Avril 2012 sur Lille à l'espace conférence de Surcouf, rue du Molinel.


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Le Festival du Cinéma Européen de Lille a organisé en collaboration de l’association "Prix de court" et "www.film-court.com" il a mis à l'honneur le cinéma du Vieux continent, et plus particulièrement le court métrage. A travers une programmation exigeante, des longs métrages hors compétition, des séances jeune public, un concours de scénarii… le festival a offert un accès privilégié à ce format encore trop méconnu.
Pour cette année 2013, le festival a déroulé ses bobines du 29 mars au 5 Avril ayant eu comme parrain officiel, le célèbre réalisateur Patrice LECONTE .

FESTIVAL INTERNATIONAL du FILM d' AMOUR

FESTIVAL INTERNATIONAL du FILM d' AMOUR
Affiche de la présentation 2014

jeudi 26 janvier 2012

Présentation du dernier documentaire long métrage ( DISNEY Nature )

 
Avec Jean-François CAMILLERI ( Walt Disney France )
et  Pascal ELBE ( Narrateur pour la version Française )


1 . Jean-François CAMILLERI 
(d'après "  Le  billet d'humeur  " de Timon Timauvais  )



Jean-François Camilleri n’est pas un fan : il est bien plus que cela. Avec plus de 22 ans passés au sein de Disney, en France et aux Etats-Unis, il a eu, en effet, le temps –et surtout l’envie et l’opportunité- de développer une connaissance parfaite de l’œuvre du grand Walt dont il aime à louer le génie visionnaire. Car, s’il y a bien une chose qui ressort d’un entretien avec le patron de la filiale française de la Walt Disney Company, c’est bien cette compétence passionnée mise au service d’une signature aussi belle que complexe !

Il n’est pas chose aisée, au pays de Molière, de défendre les couleurs " disneyennes ". Soupçonnée, ici, de vouloir -toujours et uniquement- faire tourner son tiroir-caisse, sans ambition artistique aucune, ou accusée, là, d’être le cheval de Troie d’un impérialisme américain triomphant et déstructurant, la compagnie de Mickey doit, en effet, jouer des coudes pour se faire accepter, dans l’hexagone, sur le terrain qui est pourtant depuis les premiers jours de son existence, le sien : celui de la Culture... La Culture Populaire !
Aussi, quand il s’agit de monter au créneau, Jean-François Camilleri applique l’un des grands principes édictés par Walt Disney lui-même : revendiquer, haut et fort et sans jamais faillir, tout autant le caractère populaire de ses œuvres que leur exigence de qualité. Il s’est donc attelé à relever ce défi fort délicat en France tant il prend ici bas une toute autre mesure. Le paradoxe entretenu depuis la nuit des temps par l’intelligentsia tricolore assène, il est vrai, que la Culture Populaire est, malgré l’héritage rabelaisien commun, condamnée à devoir toujours verser dans le vulgaire. Associer le vocable Culture à l’adjectif Populaire revient, en effet, à prononcer un gros-mot. Comment dès lors sortir de ce cycle infernal qui fait de la recherche de la popularité une démarche forcément condamnable ? Pire : quand l’œuvre à défendre est américaine, elle prend, en plus, des airs de propagande commerciale, indigne d’une quelconque attention...
Jean-François Camilleri ne s’embarrasse pas d’un tel débat. Il se place bien au-delà. Son postulat est aussi clair que redoutable : une œuvre n’a pas besoin d’être ignorée du grand public pour être de qualité. Et il prend un exemple édifiant pour illustrer son propos. Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain a été encensée par la Critique avant sa sortie puis conspuée ensuite dès lors que les spectateurs se massaient dans les salles. Tout est dit. La qualité n’est pas l’ennemi de la popularité, elle en est même la meilleure amie ! Dès lors, le patron de Disney France entend bien le faire savoir. Le label Disney est populaire parce qu’il est de qualité et il est de qualité parce qu’il est populaire.

Mais Jean-François Camilleri n’est pas homme à s’arrêter au simple stade de la formule : il prouve ce qu’il dit. Entrepreneur dans l’âme, il s’emploie, en effet, à appliquer quotidiennement sa philosophie à sa filiale qu’il façonne jour après jour, comme le ferait n’importe quel patron propriétaire d’une PME franco-française. Car il le répète à l’envie ; Disney France est une entreprise française, à taille humaine qui plus est (250 personnes). Ce lien avec la France, très important à ses yeux, est sans aucun doute la clé de son succès ; le hasard ayant d’ailleurs voulu (ça ne s’invente pas !) que le premier projet sur lequel il ait travaillé fut la ressortie des Aristochats à l’été 88 ! Le ton de sa carrière chez Disney était visiblement donné. Connaissant parfaitement le marché hexagonal, ses décisions se prennent, en effet, toujours en fonction des exigences nationales. Quand, par exemple, il décide d’avancer de 15 jours la sortie d’Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton, c’est évidemment pour des considérations franco-françaises. Il entend en effet lui éviter une sortie frontale avec le film-évènement de Luc Besson, Les Aventures Extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec et tant pis si déplacer dans un délai aussi court la date de sortie d’un film n’est pas une décision sans conséquences. Cette attitude est d’ailleurs symptomatique de sa personne tout entière : qu’on se le dise, Jean-François Camilleri ne s’embarrasse pas de contingences techniques. Prêt à déplacer des montagnes, il met à contribution, dès la date de sortie remaniée par ses soins, ses 250 collaborateurs pour leur faire propager par le net la nouvelle comme un seul homme. En une soirée, tout le web est en émoi et absorbe l’information... Ses équipes font le reste et travaillent d’arrache-pied pour réussir le tour de force d’une sortie avancée au 24 mars. Belle démonstration de talent(s) !

Car Jean-François Camilleri a une vision détonante de son rôle à la tête de la division française de la Walt Disney Company. Là où le fantasme de quelques frustrés voudrait laisser croire à un simple chef de service inféodé à sa tutelle américaine, réduit à appliquer des décisions venant de Burbank, sans possibilité aucune de marge de manœuvres, on découvre au contraire un véritable chef d’entreprise hexagonale. Parce qu’il a une connaissance parfaite du label qu’il défend et de l’univers audiovisuel dans lequel il évolue, Jean-François Camilleri est parvenu à faire bouger les lignes. Sous son impulsion, Disney est devenu un opérateur du cinéma français à part entière. C’est ainsi sur son initiative que le label s’est pacsé un temps avec un grand distributeur tricolore " Gaumont " ; c’est toujours sur sa volonté que Disney finance aujourd’hui des œuvres françaises et découvre des talents. Car Jean-François Camilleri a bien compris que la France n’est pas, en matière de cinéma, un marché comme un autre. Déjà, peu ou prou, la moitié des spectateurs en France délaisse les films américains au profit de leur alter-égo français et européens : un score atypique en Europe. Ensuite, la France dispose d’un outil de création cinématographique de belle capacité. Enfin, Disney France a la compétence pour jouer le rôle que son patron entend lui faire jouer. Et tant pis, si la frilosité de quelques uns lui fait rater des opportunités (Disney US n’a pas cru à La Môme alors même que sa filiale française lui a consacré une bonne année de travail) ; Jean François Camilleri s'attache à faire de Disney un acteur majeur du cinéma français. Il contribue en cela à décomplexer son label et à changer la vision que le monde de la Culture en France porte sur lui. Si des artistes au registre exigeant comme Liane Foli ou Benoit Magimel acceptent aujourd’hui de prêter leur voix à des personnages Disney-Pixar, c’est d’abord grâce au travail de légitimité culturelle entrepris avec opiniâtreté par Jean-François Camilleri. Rien d’étonnant dès lors à voir Disney s’associer à des talents locaux (Kad et Olivier pour Mais Qui a Tué Pamela Rose ? ou Stefano Accorsi pour Juste un Baiser) sur des registres surprenants pour qui imagine Disney monovoix.
Turbulent le patron français ? Pas exactement. Bouillonnant est plus exact. Jean-François Camilleri sait ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas : il sait également prendre le temps nécessaire pour atteindre les objectifs qu’il vise.

Disney lui doit ainsi la renaissance de la production de documentaires axés sur la nature et les animaux sauvages, un genre créé par Walt Disney lui-même, dans le cadre de la mythique collection des True Life Advendures. Alors manager de la filiale hexagonale de Walt Disney Studios Motion Pictures, il a, en effet, en 2005, la brillante idée d'accorder sa confiance à un jeune réalisateur tricolore, Luc Jacquet, en acceptant de produire son premier film, La Marche de l'Empereur. Le pari est osé. Proposer sur grand écran, à destination du grand public, un long-métrage, documentaire animalier, sur la vie des manchots empereurs vivant en Antarctique apparait, il est vrai, à l'époque comme un rêve doux-dingue, caprice d'un producteur, en mal de respectabilité auprès de l'intelligentsia hexagonale, sacrifiant, pour une fois, la recherche du seul profit commercial sur l'autel de l'expérimentation cinématographique. L'avenir prouvera le parfait contraire. Seul contre tous, Jean-François Camilleri démontre l'incroyable potentiel du genre, confirmant son rang dans le milieu du cinéma français de producteur hexagonal à part entière, véritable découvreur de talents. La réussite commerciale de La Marche de l'Empereur est, en effet, loin d'être un succès d'estime. En France, le film taquine allègrement les deux millions d'entrées ! Le résultat est tel que l'intérêt de proposer le documentaire à l'export apparait vite évident. Comble de l'ironie, le marché américain lui ouvre rapidement ses portes, mais sans Disney. La maison mère de la filiale française menée par Jean-François Camilleri fait, en effet, la fine bouche et refuse cette histoire de manchots incongrue. Warner, elle, sent le joli coup venir et accepte de distribuer le film sur le sol américain. Il devient vite le plus gros succès pour un long-métrage français en Amérique du Nord. Il remporte même l'Oscar du Meilleur Documentaire, véritable pied de nez à la France qui lui a refusé le moindre César. Devant l'ironie de l'histoire, Jean-François Camilleri ne prend pas ombrage et pardonne à sa tutelle, son erreur d'appréciation. Il la comprend même tant son pari (pensez donc : une histoire de manchots, au cinéma qui plus est !!!) était osé... Il entend d'ailleurs l'aider à la réparer et à l'amener à occuper enfin le terrain du documentaire grand public, à destination des salles obscures. Il crée pour cela, une société de production spécifique, Disneynature, qui présente ainsi un premier long-métrage en 2007, Le Premier Cri, film ethnologique sur la naissance à travers le monde, beaucoup moins abordable qu'un simple documentaire animalier. Il continue ensuite de faire confiance à Luc Jacquet et produit son deuxième long-métrage, Le Renard et l'Enfant, un docu-fiction axé sur l'amitié d'une petite fille et d'une renarde. L'œuvre très personnelle séduit à nouveau le public français.




Patiemment, le remuant patron de la filiale française convainc sa maison-mère d'investir le marché. Elle accepte finalement de créer un nouveau label de films à l'instar de Walt Disney Pictures, Touchstone Pictures ou Hollywood Pictures. Disneynature est ainsi présenté mondialement en avril 2008. Basé en France, il est logiquement dirigé par Jean-François Camilleri et poursuit deux objectifs : distribuer des productions maison à l'international et des productions étrangères aux Etats-Unis. Les premiers chantiers sont déjà sur les rails. Le programme est alléchant. Pollen est dans les cartons, prêt à sortir, Félins est annoncé pour 2011, et Chimpanzé, 2012. Un Jour sur Terre s'intercale dans ce calendrier déjà dense et débarque sur les écrans aux Etats-Unis, sous label Disneynature, à partir du 22 avril 2009, soit un an et demi après le reste du monde et notamment la France, où il est sorti en premier, le 10 octobre 2007. Océans fait de même en 2010 tandis que Voyage Sous les Mers 3D, un autre film français, connaitra le même traitement. A chaque fois, les films sont remontés pour coller aux attentes des spectateurs des deux côtés de l’Atlantique. Le public français n’attend, en effet, pas la même chose d’un documentaire que le public américain. Dès lors, le rythme des récits se doit d’être changé : contemplatif pour la France, explicatif pour l’Amérique. Les Ailes Pourpres, Le Mystère des Flamants fait d’ailleurs les frais de cette différence d’approche et de culture entre les deux pays. Presque trop poétique, le documentaire, sorti en 2008 dans l’hexagone, n’a, en effet, pas séduit le public français ; Jean-François Camilleri tire immédiatement les enseignements de la situation en refusant de le présenter sur le marché américain. Au-delà du non-sens économique (l’échec en France n’est pas de bon augure), le film n’a pas les capacités suffisantes pour être remanié en vue de coller aux attentes des spectateurs américains qui plébiscitent le documentaire explicatif ; là où Les Ailes Pourpres, Le Mystère des Flamants est une œuvre contemplative à l’excès. Disneynature s’économise le risque d’un échec : son patron et créateur a d’autres ambitions pour lui. Il lui applique, en réalité, la politique vertueuse suivie par Pixar qui consiste à sortir un long-métrage par an. Car, si Jean-François Camilleri a conscience du beau potentiel de Disneynature, il rappelle également que le label est tout jeune et qu’il convient dès lors de lui laisser le temps de déployer ses ailes. Il s’y emploie avec passion et patience explorant plusieurs pistes. L’une d’elles a été par exemple la série télé Naturellement produite par Disneynature et (mal) diffusée sur France 2. Il revendique également la filiation avec les True Life Advendures. S’il n’est pas contre une ressortie sous le label Disneynature des mythiques documentaires de Walt Disney, il s’interroge en revanche sur la pertinence d’une telle mise sur le marché. Le temps a passé et avec lui les habitudes des spectateurs : il n’est pas dit que le rythme, très lent, et les images, forcément datées, des True Life séduisent le public des années 2010. Toutefois, en parfait connaisseur du genre, Jean-François Camilleri explique qu’une autre piste est elle bien plus enthousiasmante : la mise en perspective. Car Disney est l’un des rares studios à avoir les capacités, d’une part grâce à son patrimoine de documentaires et d’autre part grâce à son label Disneynature, de proposer un bilan de l’évolution de la planète au cours des 60 ans qui viennent de s’écouler. D’ailleurs, malicieux, il s’interroge sur la localisation de Félins qui ne serait pas si éloignée de celle de Lions d’Afrique, offrant là une exceptionnelle opportunité d’analyse de l’état de la planète !



Partant de ce constat pour Disneynature, Jean-François Camilleri en vient naturellement à la question clé du traitement et de la mise à disposition de l’incroyable patrimoine des œuvres de sa société, tous labels confondus. Déjà, il n’est pas opposé à l’idée de la création d’une case « Patrimoine Disney » sur sa chaine Cinéma, Disney Cinemagic. Il pose simplement la question de sa pertinence par rapport aux attentes du public qui ne sont pas forcément les mêmes que celles des fans. Ensuite, sur l’accès du public -notamment français- au catalogue Disney, Jean-François Camilleri affirme avoir bien conscience de l’enjeu. Savoir par exemple que L’Espion aux Pattes de Velours n’est disponible, pour les Français, qu’en Grande-Bretagne qui commercialise un DVD avec une piste française n’est pas chose agréable. Il souhaite en revanche prendre le temps de la réflexion afin d’établir un modèle de mise à disposition du catalogue –le plus large possible et sans contrainte de frontière – pérenne et rentable. Les nouvelles technologies offrant de belles opportunités, il en explore actuellement les contours et entend proposer à terme des solutions ; le « sans support » (V.O.D., Keychest, portail de téléchargement définitif ou streaming) étant la piste privilégiée...

Alors sans défauts, Jean-François Camilleri ? Certes pas. Qui peut prétendre ici bas en être dépourvu ? Mais, pour les fans Disney, (car c’est bien de ce regard dont il s’agit) il n’en reste pas moins qu’il est difficile de lui en trouver. L’homme est charmeur, son bilan bluffant et ses projets enthousiasmants. Disney France est visiblement entre de bonnes mains : et ça, les fans, ça leur va bien !
© Timon Timauvais




2. Pascal ELBE




Pascal Elbé (de son vrai nom Pascal El-Bez) est issu d'une famille juive originaire d'Algérie. Après plusieurs années passées sur les planches, Pascal Elbé intègre l'univers du septième art en 1995 en co-signant avec Gérard Pullicino le scénario du film fantastique BABEL . Un an plus tard, il fait ses débuts devant la caméra dans Fallait pas !..., une comédie réalisée par Gérard Jugnot. Spécialisé dans le registre comique, Pascal Elbé tourne à trois reprises sous la direction d'Ariel Zeïtoun (XXL, Bimboland, Le Dernier Gang), puis s'illustre dans des « films de potes » comme Les Parasites (1999), Le Raid (2002) Nos amis les flics (2004), et Trois Amis (2007).
En 2003, il incarne l'un des trois rejetons de Philippe Noiret dans Père et fils, la première réalisation de Michel Boujenah dont il est aussi co-scénariste. Cette performance, aux côtés de Charles Berling et Bruno Putzulu, lui vaut une nomination pour le César du Meilleur jeune espoir masculin. 2005 est également une année chargée pour lui : auteur et interprète de la pièce Pour ceux qui restent, Pascal Elbé enchaîne trois longs métrages, dont un film noir - Les Mauvais Joueurs aux côtés de Simon Abkarian - et deux comédies à tandem, L'Amour aux trousses avec Jean Dujardin et Le Cactus avec Clovis Cornillac.
En 2006, Roschdy Zem fait appel à lui pour camper son meilleur ami de confession juive dans sa première réalisation intitulée Mauvaise Foi, dont il a été, par ailleurs, co-scénariste. On le retrouve l'année suivante au générique du premier long-métrage de Carine Tardieu, La Tête de maman, aux côtés de Karin Viard et Kad Merad. La même année 2007, il partage l'affiche du film 3 Amis à nouveau avec Kad Merad, ainsi qu'avec Mathilde Seigner et Philippe Noiret. C'est la deuxième réalisation de Michel Boujenah et une nouvelle occasion pour lui de collaborer avec Pascal Elbé qui est, une nouvelle fois, le co-scénariste de son film.

En 2008, on le retrouve dans pas moins de six films à l'affiche, dont notamment l'adaptation du livre de Marc Levy Mes amis, mes amours ou encore dans la comédie romantique Comme les autres où il incarne avec Lambert Wilson un couple homosexuel. Toujours en 2008, on le retrouve aux côtés de Richard Berry et Aure Atika dans le film Les Insoumis, tourné à Marseille. La même année, il joue également dans le remake L'emmerdeur de Francis Veber, aux côtés de Patrick Timsit, Richard Berry et Virginie Ledoyen.
En 2009, il est à l'affiche de Romaine par moins 30° d'Agnès Obadia et de La Faute des Mères de Cécile Telerman. Il réalise la même année son premier film, dont il est également le scénariste : Tête de Turc. Il a également joué un des rôles principaux de la série TV "Mes pires potes".


( Source : Wikipédia )


Quelques photos réalisées au Kinépolis de Lomme (25 janvier 2012)












conférences de presse de Grand Lille TV , Opal'TV , WEO
Jean François Camilleri ( Walt Disney Company France ) et Pascal Elbé ( Narrateur sélectionné  pour la version Française de ce documentaire exceptionnel  ).




les Rendez-vous Cinéma, UGC, Majestic, Métropole, le Duplexe, les Ecrans, Kinépolis.

dimanche 1 janvier 2012

         28 ème FESTIVAL DU CINEMA EUROPEEN

                     du 30 Mars au 6 Avril 2012

dimanche 8 mai 2011

" OU VA LA NUIT ? " Un film de Martin PROVOST - (Yolande Moreau en tournage dans une maison Lilloise)

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De l'aube au crépuscule Yolande Moreau, actrice métaphysique
ENTRETIEN AVEC PHILIPPE LAGOUCHE

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 Elle retrouve son réalisateur préféré, celui grâce auquel elle croisa un jour la route de Séraphine de Senlis, qui la qualifie d'actrice métaphysique. Dans ce nouveau film, «Où va la nuit» (tourné dans la région), Yolande Moreau adopte une manière très douce de parler, de murmurer presque…

« Tiens, j'avais oublié ce truc-là! Je pense l'avoir suggéré à Martin avant le début du film. J'avais envie de parler très, très bas. J'ai remarqué que les femmes qui sont en dépression n'ont plus de voix, plus de force. La voix est symptomatique de son être. »
Un personnage
Il y a une rêverie sur le personnage et un travail en amont dont il est toujours difficile de dire de quoi il est fait. Cette rêverie était présente dès le départ de la lecture du roman, Mauvaise pente, de Keith Ridgway, dont le film est tiré. Dans le roman, ce qui m'a le plus touché, c'est que c'était une femme battue. Heureusement, c'est plus complexe que ça. Martin a insisté pour que je n'en fasse pas un personnage plaintif. Il ne fallait pas tomber là-dedans. C'est un rôle plus sombre, plus intérieur, plus difficile que celui de Séraphine. C'est une femme qui vit dans un monde très retranché et qui, à un moment donné, en a ras-le-bol. En jouant, je n'oublie jamais la première intention, à savoir que c'est une femme qui aime son fils. Leurs relations sont compliquées, la culpabilité s'est nichée entre eux. Avec son fils, c'est fusionnel, même si elle sent qu'il lui échappe. Elle voudrait repartir de zéro, comme si on pouvait rattraper les choses.

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Un rôle
C'est toujours fait d'une multitude de choses, de l'idée qu'on s'en fait, de ce que le réalisateur m'apporte comme images, de ce que renvoient les autres aussi. C'est toujours très difficile de parler d'un rôle. Je suis toujours très angoissée le premier jour du tournage. Il y a toute une équipe à laquelle on se confronte. Il y a le premier tour de manivelle, les autres acteurs qu'on ne connaît pas forcément. Cela s'ébauche autour d'un verre, d'un repas
Jamais, je ne regarde ce que j'ai fait. Les choses s'installent petit à petit. On enfile un costume, on prend place dans un décor, on pose sa voix. Tout ce qu'on a imaginé prend vie, mais pas nécessairement de la manière dont on l'imagine. Le regard de l'équipe – les premiers spectateurs - est très important aussi.
Un métier
Même si certaines personnes qui n'ont jamais joué trouvent le ton juste et ont cet instinct-là, je pense que c'est un travail et qu'on va de découverte en découverte. Ce n'est jamais acquis. Moi, j'ai 58 ans et encore parfois ce syndrome d'usurpation dont j'aime bien parler. En même temps, j'ai ma place et j'y tiens. C'est comme les jardins, une fois qu'on a mis son nez dedans, on n'a jamais fini d'apprendre.

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Son réalisateur
Je n'ai qu'une envie, c'est de continuer avec lui. Séraphine a été une si belle aventure!
Avec Martin, on est devenu amis. On ne répète pas à proprement parler mais on parle beaucoup. On évoque des choses personnelles. On est très en osmose,et ce n'est pas si fréquent que ça, dans notre métier, des réalisateurs avec qui on peut parler de tout, avec qui on se sent proche artistiquement et personnellement. On a un peu les mêmes goûts. On n'habite pas loin l'un de l'autre. Moi en Normandie, lui dans le 95. J'avais fort envie de recommencer avec lui. On gagne du temps à travailler avec quelqu'un avec qui on s'entend bien. On sait l'un l'autre comment on fonctionne. C'est quelqu'un avec qui je peux parler de tout, ce qui me semble important dans le travail de l'acteur. Il y a un travail vers le fond qui est facilité par cette osmose.
Une direction d'acteurs
Chacun peut en avoir une définition radicalement différente. Moi je sais que je n'aime pas trop les indications psychologiques. D'autres les adorent. Il n'y a pas de loi. Moi j'aime bien essayer d'être au plus proche. Si l'après-midi, j'ai une scène dans laquelle je dois être triste, dès le matin, je m'acharne à être dans cette humeur-là. Cela dit, je trouve formidable quand un acteur comme Depardieu fait une blague de cul juste avant de tourner et nous arrache des larmes dès qu'il entend le mot moteur.
Une carrière
J'ai un luxe de choix, ce que je n'ai pas toujours eu, et ce qui est plutôt confortable.
Le tournant a été entamé avec Quand la mer monte. Jusque-là, on ne me proposait que des petits rôles comiques en passant, des personnages de composition fort en couleurs. Même si ça m'amuse de faire ça de temps en temps, je suis contente qu'on m'en propose moins. C'est tellement riche de faire un personnage comme Séraphine! Je ne sais pas si Martin Provost me l'aurait proposée, si je n'avais pas fait Quand la mer monte.

Des projets
Une journée, cet été, dans le nouveau film de mes copains Benoît Delepine et Gustave Kervern. Le prochain Sylvain Chomet qui est toujours d'actualité, en principe cet automne.
Un projet encore que j'aime bien, avec un réalisateur hongrois, l'adaptation du Grand cahier d'Agota Kristof, une ambiance étonnante qui me fait un peu penser au Ruban blanc d'Haneke pour lequel j'avais eu un gros coup de cœur l'an passé. La guerre, vue à travers le regard de deux enfants d'une dizaine d'années. Et une grand-mère dont on croit au début qu'elle est monstrueuse.
Ensuite, si tout va bien, je réaliserai mon deuxième film dans lequel je ne jouerai pas. La rencontre d'un homme d'une cinquantaine d'années, qui vient de perdre sa femme, avec une personne handicapée qui vient travailler chez lui. On tournera dans le Nord et en Belgique.

Où va la nuit ?, le prochain film avec Yolande Moreau, est actuellement tourné à Lille. Pendant dix jours, une maison de Wazemmes a été utilisée comme décor.

C'est l'aventure un peu folle d'une famille dont la maison a été utilisée comme décor de film.
Où va la nuit ?, réalisé par Martin Provost, raconte l'histoire de Rose, une femme battue qui doit se reconstruire après avoir tué son mari.

Il s'agit de l'adaptation du livre Mauvaise Pente de Keith Ridway, dont l'action se déroule en Irlande. A défaut de se rendre là-bas, l'équipe du film tourne à Fourmies, Cambrai, Lille, La Madeleine et en Belgique.
« Nous avons choisi le Nord-Pas-de-Calais car nous trouvions que c'était le paysage qui ressemblait le plus à celui d'Irlande » explique Christophe Jeauffroy, directeur de production.
L'autre raison qui explique ce choix est la subvention offerte par la région à la production d'Où va la nuit ?. En contrepartie, l'équipe du film travaille avec des intermittents du spectacle du Nord.
En ce moment, le tournage se déroule dans la maison des Leclerc*, à Wazemmes. Elle n'a pas été choisie par hasard. Un téléfilm de France 3 avait déjà été réalisé dans leur maison. Ce qui a permis de la « répertorier dans une base de données des bâtiments disponibles pour les tournages », confie Christophe Jeauffroy.
Pour les besoins du tournage, le mobilier de la maison a été totalement modifié. « On se sent dépossédés », explique Anne Leclerc mais « les décorateurs sont suffisamment respectueux pour conserver l'âme de la maison. » La famille Leclerc, rémunérée pour le prêt de son habitation, a été relogée à l'hôtel Carlton pendant la durée du tournage. Pendant dix jours, une trentaine de techniciens foulent le sol de leur domicile mais cela ne dérange pas Anne Leclerc qui se dit « honorée d'avoir pu rendre service à Martin Provost, un réalisateur qu'elle admire. » w * les noms et prénoms ont été modifiés par respect de l'anonymat

QUENTIN LAURENT ( Nord Eclair ).

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mercredi 30 mars 2011

CLAUDE LELOUCH

Après le CAPITOLE d' AVIGNON, Claude LELOUCH au KINEPOLIS de LOMME.


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"Si on ne prend pas des risques, on passe à côté de sa vie"


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Aimé ou détesté, Claude Lelouch est un des plus grands cinéastes français. Ci-dessous, l'interview réalisé au Capitole à l'occasion des premières rencontres cinématographiques du Sud pour présenter en avant-première son documentaire, "D'un film à l'autre" qui raconte 50 ans de carrière. (sortie nationale le 13 avril)

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Comment a germé l'idée de ce documentaire ?

- La société Films 13 a 50 ans cette année et j'ai voulu faire un film entre copains pour remercier les acteurs, les techniciens, bref les gens qui ont travaillé avec moi. Ce documentaire est un film qui s'est fait malgré moi, au début je n'aurais jamais pensé le sortir, je n'aurais jamais eu le culot de faire un auto-portrait. Et puis on m'a convaincu de son intérêt. Je l'ai fait pour mes 7 enfants d'abord, puis finalement pour tous mes autres enfants, que sont les spectateurs.

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Que représente pour vous le cinéma ?

- C'est le plus beau pays du monde, c'est dans les salles de cinéma que ma mère m'emmenait pendant la guerre pour me mettre à l'abri. Le cinéma c'est l'arme absolue pour changer le monde car tout le monde aujourd'hui avec son portable peut être cinéaste avec plus ou moins d'intérêt et de talent, mais le cinéma est un art naturel. Les yeux sont notre caméra à tous.

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Vous avez souvent été en proie aux critiques. Dans votre documentaire, vous êtes vous-même assez auto-critique sur votre travail, cela a-t-il été difficile ?

- Le cinéma c'est comme un couple, on s'aime, on se déteste, on se réconcilie, c'est la vie ! Quand un film ne marche pas, on a le sentiment d'être cocu. Si on veut reconquérir la personne aimée, on fait des efforts, le cinéma c'est pareil. Le seul critique important c'est le temps, c'est lui qui me permet de faire ce retour aujourd'hui et de dire qu'on apprend plus de ses échecs que de ses succès. J'ai fait le commentaire de ce film d'un seul trait, sans réfléchir, parfois j'avais envie de m'applaudir et d'autres fois de me siffler ! Quoiqu'il en soit ce sont les emmerdes qui font ressortir le bonheur, on ne peut pas apprécier l'un sans l'autre, il faut prendre des risques !

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A l'image du début de votre documentaire où vous vous filmez en 1976 au volant de votre voiture dans une folle traversée de Paris où vous brûlez feux rouges et stops à l'envi, vous avez pris des risques dans votre vie de cinéaste confrontée à des hauts et des bas.

- Je n'aurais jamais pu vivre autrement qu'en prenant des risques. Quand j'ai remporté les 2 Oscar pour "Un homme et une femme", j'avais l'Amérique à mes pieds ! J'ai eu des propositions, Marlon Brando et Steve MacQueen m'ont appelé pour que je tourne avec eux, mais j'ai eu peur de devenir un metteur en scène normal avec des scenarios tout faits et en tournant qu'avec des stars. J'ai voulu prendre des risques, ne pas faire des films "confortables", c'est ce qui me différencie des autres réalisateurs je crois. Le confort ça vous endort et ça vous rend con.
-Je ne sais pas si j'ai eu raison, j'aurais peut-être moins connu d'échecs, mais en tout cas je me suis bien amusé. On s'amuse plus en allant au casino en ne sachant pas à l'avance si on va gagner, non ? Moi, j'ai besoin d'avoir la mort aux trousses pour avancer, c'est là qu'on est le plus créatif, quand on est en danger qu'on n'a plus rien à perdre. Si on ne prend pas de risques, on passe à côté de sa vie.

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Cette prise de risques vous la faite prendre aussi à vos acteurs que vous laissez souvent improviser les dialogues...


- Pour moi, un comédien doit se mettre en danger ; il doit faire appel à ses cicatrices personnelles pour interpréter un rôle. Girardot était comme ça... il n'y a rien de plus photogénique que les cicatrices. La création se fait dans la souffrance.

A 73 ans, vous préparez un 44e film, dont le tournage est prévu en octobre prochain, "Le chemin de l'orgueil", vous n'êtes donc pas lassé ?

- Je m'amuse encore plus qu'il y a 50 ans ! Ca s'aggrave tous les jours, il faudra m'enfermer pour m'arrêter. J'ai le corps d'un homme de 73 ans, mais je suis encore un ado, j'aurais toujours 18 ans dans ma tête. La jeunesse c'est prendre des risques sinon on commence à devenir un vieux con.

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Vous avez déjà une idée du casting ?

- Ce sera un hommage à la connerie avec des vieux cons, des jeunes cons et des cons en devenir !

Propos recueillis par Sophie Moulin


D'un film à l'autre (bande-annonce) par lesfilms13

jeudi 10 mars 2011

D’UN FILM A L’AUTRE - ( Filmographie et interview de Régis DULAS ) - La Voix du Nord.

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D’UN FILM A L’AUTRE
Claude Lelouch - France 1h44 - 2009


Un documentaire retraçant toute la filmographie de Claude Lelouch. Pour les 50 ans des Films 13, le cinéaste y dresse un bilan de sa carrière, assumant échecs et succès, et y montre des images inédites...

Biographie
C'est en faisant son service militaire que Claude Lelouch a fait ses premières armes avec sa caméra. Intégré dans le Service cinématographique des armées, ce jeune homme d'une vingtaine d'années en profite pour tourner sept courts métrages. En 1960, il crée sa maison de production Les Films 13 et produit son premier long métrage de fiction « Le Propre de l'homme ». C'est un échec et il brûle son négatif de dépit. Après d'autres films, il se révèle au public grâce à « Un homme et une femme » (1966) qui obtient la Palme d'or au Festival de Cannes. Ensuite, il enchaîne les films en cumulant les fonctions de réalisateur, scénariste, directeur de la photographie, monteur et acteur. Il donne un ton particulier à ses films en privilégiant les rapports humains et en tentant de conserver toute la spontanéité des acteurs. Avec de nombreux films à son actif tels « Itinéraire d'un enfant gâté », « Tout ça... pour ça » ou « Une pour toutes », Claude Lelouch continue de montrer au public son amour du cinéma. En 2004, il signe les « Parisiens », premier pan de ce qui devait être un triptyque sur le genre humain. Il réalise « Le courage d'aimer » en 2005, une version rebaptisée des « Parisiens », puis « Roman de gare » en 2007. Apprécié tant par le public que par la critique, Claude Lelouch est un pilier du 7ème art français.
Filmographie
Roman de gare (2007)
And now...Ladies & Gentlemen (2002)
Une pour toutes (2000)
Hommes, femmes : mode d'emploi (1996)
Les Misérables (1995)
Tout ça...pour ça ! (1993)
Il y a des jours...et des lunes (1990)
Itinéraire d'un enfant gâté (1988)
Un Homme et une femme : vingt ans déjà (1986)
Partir, revenir (1985)
Edith et Marcel (1983)
Les Uns et les autres (1981)
Robert et Robert (1978)
Toute une vie (1974)
L'aventure c'est l'aventure (1972)
La Vie, l'amour, la mort (1968)
Vivre pour vivre (1967)
Un Homme et une femme (1966)
Le Propre de l'homme (1960)

Production : Les Films 13
Réalisateur : Claude Lelouch
Scenario : Claude Lelouch
Genre : Documentaire
Durée : 104 min



D'un Film à l'Autre - Une histoire de Claude Lelouch
Rencontre avec Claude Lelouch à l'occasion de la sortie du film D'un film à l'autre .
Interview de Régis Dulas



A l’occasion de la sortie en salle d’un documentaire retraçant la riche et longue carrière de Claude Lelouch : « D’un film à l’autre », une partie de l’équipe de Cinémotions était présente au Kinépolis de Lomme et c’est Régis Dulas, en amoureux du réalisateur, qui l’a interviewé, pour votre plus grand plaisir chers lecteurs !


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Régis Dulas : Pour commencer, je vais vous faire une déclaration d’amour. J’ai 49 ans, cela fait un demi-siècle que vous faites du cinéma, ma vie est passée au gré de vos films. « D’un film à l’autre » c’est la musique de fond de ma génération.




Claude Lelouch : Merci, l’amour de mon public, ce fut toujours mon moteur et ma motivation. J’ai eu la chance d’être le témoin de mon époque. J’ai été caméraman d’actualité, et cela se ressent dans mon travail. Je me suis inspiré de mes observations. Quand on regarde mes films, c’est avant tout un témoignage direct de toutes ces années. Les décors, les costumes, les sentiments même baignent dans la mentalité ambiante. J’ai toujours voulu faire des films d’humeur, sur l’humeur du moment. Avec le temps qui passe, on voit les choses différemment. Si il y a un critique qui a de la consistance, c’est bien le temps qui passe. Il est le seul qui remet les choses à leur place. A mon âge, le temps me donne enfin les vrais fruits de mon travail.


R.D : « D’un film à l’autre », bilan ou perspectives ?


C-L : En fait, au départ, il n’était pas destiné à être présenté au grand public. Je l’avais fait pour mes copains, mes enfants à l’occasion des 50 ans des films 13. J’espérais qu’il passerait un jour à la télé. Mais quand j’ai vu l’enthousiasme qu’il suscitait, quand j’ai entendu les amis sortir bouleversés et me prier de le sortir, j’ai cédé. En fait, c’est une métaphore sur tous les métiers. Donc nous allons le sortir discrètement dans quelques salles, pas comme un film avec Brad Pitt (sourire).


R.D : Qu’est-ce qui vous nourrit au quotidien ?


C-L : La curiosité. Il y a près de sept milliards d’êtres humains qui s’agitent dans tous les sens sur notre planète. Chacun y joue un rôle ; c’est comme un casting géant. Cela me fascine, j’essaie juste de faire jaillir cette effervescence sur l’écran. Je ne porte jamais de jugement. Il y a seulement des gens de bonne ou de mauvaise humeur suivant le jour ou l’heure. C’est la matière première de mes scénarios. Alors, on aime ou non : j’ai toujours eu autant de fans que de détracteurs. Dans « d’un film à l’autre », j’ai essayé de réaliser un autoportrait sans complaisance.


R.D : L’esprit critique envers soi-même, c’est essentiel ?


C-L : Avec le temps, on digère les choses. Personne n’a toujours raison ; personne n’est constamment au sommet. Les films qui n’ont pas rencontré le public sont ceux qui m’ont permis de progresser. Je suis un autodidacte, mon école c’est celle de la vie. Je suis donc retourné 43 fois à l’école. Je vais vous l’avouer : je me suis parfois plus amusé avec mes échecs qu’avec mes succès. (Sourires). J’ai réalisé ce film pour mes enfants. Pour qu’ils comprennent que l’on ne peut pas voler de victoire en victoire. Les emmerdes, c’est le jogging du bonheur.


R.D : Le bonheur, quête éternelle ?


C-L : Je suis toujours friand de voir comment l’homme cherche à approcher le bonheur. C’est dans la prise de risque que personnellement j’ai été le plus heureux. Après la sortie d’ « un homme et une femme », j’aurais pu surfer sur ce succès : faire des castings d’enfer, adapter des best-sellers… En bref, une carrière peinard, assurer le coup ; me lancer dans des films pour le marché.


R.D : Vous avez même refusé les propositions d’Hollywood.


C-L : Oui, parce que j’avais une certaine idée du cinéma. J’ai eu un succès planétaire avec « Un Homme et une Femme » : la Palme, les Oscars, les Golden Globe, le grand chelem …Cette chance, ça été pour que je puisse faire le cinéma que j’avais envie de faire. Je trouvais horrible de rentabiliser mon succès. Je suis très heureux de ne pas avoir céder aux sirènes du succès, de ne pas faire de films de commande. « La femme spectacle », au début de ma carrière en fut un ; je m’en suis toujours mordu les doigts. J’ai eu une vie formidable : l’argent que j’ai gagné –ou perdu- j’ai pu le mettre au service de ma passion, le cinéma. Je vis une grande histoire d’amour avec le public. Il m’a parfois fait cocu, mais après tout pourquoi pas ? J’ai un rapport de couple avec les spectateurs ; on se quitte, on se retrouve…


R.D : Et votre rapport avec la critique ?


C-L : Par rapport à Kubrick, dont j’ai vu hier l’exposition qui lui est consacrée, j’ai n’ai pas à me plaindre. (Sourires). Tous ceux qui ont été attaqués ont laissé de vraies traces. Il faut être seul contre tous parfois. C’est la prise de risque qui m’a fait avancer. Sur tous mes films, j’ai pris des risques (artistiques, financiers). Aujourd’hui, les films partent couverts grâce aux chaines de télévision.










R.D : Comment choisissez-vous vos acteurs ?


C-L : C’est très intime le cinéma ! Si on n’a pas une intimité avec ses acteurs, on ne travaille pas bien. On fait l’amour avec une équipe. Je dis des choses à mes comédiens que je n’osais pas même dire à son épouse. J’ai mélangé ma vie privée et ma vie professionnelle. Parfois, je ne savais plus où j’en étais. Je me suis nourri de ces parfums de vérité.


R.D : Comment gère-t-on la pudeur de comédiens comme Ventura ?


C-L : Lino disait à tout le monde : « quand je tourne avec Lelouch, je suis en récréation. » Les acteurs ne viennent pas chez moi pour tourner un film de plus. Certes, le jour où vous avez des échecs, ils viennent moins facilement. C’est triste, mais je ne porte pas de jugements. Après tout le bonheur que j’ai reçu, je n’ai pas le droit de me plaindre.


R.D : La Nouvelle Vague, une imposture ?


C-L : Je n’ai jamais été en accord avec ce mouvement. Je pense que la Nouvelle Vague, c’est Godard à lui tout seul et que les autres se sont accrochés au train. Quand j’ai connu le succès avec « un homme et une femme », Truffaut m’a appelé pour me dire qu’il avait adoré mon film. « Il y avait une façon de filmer avant vous, il y aura une façon différente de tourner après vous ; nous voulons faire un numéro spécial des Cahiers sur vous. » J’ai répondu que je ne me sentais pas un enfant de la Nouvelle Vague. Je lui ai dit : « vous m’avez montré tout ce qu’il ne fallait pas faire ; je veux bien faire un papier à l’unique condition que je puisse dire ce que je pense vraiment » Il s’est fâché et huit jours plus tard, il démolissait mon travail. J’ai payé pendant cinquante ans ma rébellion contre ce mouvement qui, certes, aura ouvert des portes mais qui les aura tout de suite refermé. Ils ont craché sur Audiard, sur Duvivier et Autant-Lara. Je ne pouvais pas l’admettre. C’est comme s’ils avaient insulté mes parents, ceux qui m’avaient donné envie de faire du cinéma. Résultat : ils ont fini par faire des films classiques. « Le dernier métro », c’est « La traversée de Paris » en moins bien.


R.D : Lelouch, itinéraire d’un enfant gâté ?


C-L : La vie est un voyage au pays des merveilles et des horreurs, il faut accepter ce voyage. J’ai toujours aimé les risques or nous avons fabriqué un monde où personne ne prend plus de risques. Le risque, c’est le plaisir. C’est ce qui donne un sens à la vie. Il ne faut pas confondre le bonheur et le confort. C’est triste le confort, ça ne peut pas faire grandir l’être humain, ça ne peut que l’endormir. Il vaut mieux avoir des ennuis que s’ennuyer. Notre société crève d’ennui. Pour revenir à votre question, je suis un enfant gâté parce que j’ai pu réaliser mes rêves.


R.D : Vous aimez filmer les retrouvailles, est-ce lié à un élément biographique ?


C-L : En fait, j’adore les rencontres, les séparations et les retrouvailles parce que sont les temps forts d’une vie, où l’Homme est vivant à 100%. J’aime les histoires d’amour car c’est ce qui donne un sens à la vie, être amoureux c’est l’Oscar des Oscars.


R.D : Et la mort ?


C-L : Je n’ai pas peur de la mort, elle me file le trac mais elle ne me fait pas peur. Et quand j’ai le trac, c’est bon signe. (Sourire). Les gens ne dégustent pas suffisamment le menu de la vie. Notre existence, c’est une séance de cinéma où l’on aurait raté les dix premières minutes et où on devrait partir avant la fin. En dehors des temps forts, il faut prendre le reste comme une fête. Aujourd’hui, on ne rit plus, on ricane. On ne pleure plus, on pleurniche.








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R.D : Le cinéma de Lelouch, un hymne à la musique ?


C-L : La musique, c’est ce qui parle le mieux à notre part d’irrationnel. Je veux toucher les sens plutôt que l’intelligence. L’intelligence a trop le sens des affaires, elle est trop pragmatique à mon goût. Alors que notre cœur est dans la vérité. Vous ne pouvez pas contrôler les battements de votre cœur, ils sont réglés sur vos émotions, donc sur votre vérité intime. Mes films parlent au cœur car lui sait d’où l’on vient et où l’on va. Alors que le cerveau ne le saura jamais. C’est pour ça que je préfère les comédies musicales. Mon film préféré c’est « Chantons sous la pluie. » Si Dieu existe, il est musicien.


R.D : Des regrets ?


C-L :Il faut accepter les ricochets de la vie. Personne n’est assez performant pour tout prévoir. L’univers a surement une comptabilité différente de la nôtre. Il a tout son temps, alors que nous non. Nous avons quoi 70-80 ans devant nous. L’Homme est dans l’urgence. Je ne crois pas à la Mort, je pense que le meilleur de chacun est conservé de vie en vie. Je suis très optimiste pour l’avenir. Car tout est toujours compliqué avant de devenir simple. 

Propos recueillis par Régis Dulas le jeudi 24 mars pour CinEmotions.com.
Merci à l’ensemble de l’équipe du Kinépolis de Lomme pour son chaleureux accueil.

Francis LAI - Claude LELOUCH :
Une très longue collaboration.




Claude LELOUCH a toujours fait une grande place à la musique vis à vis du cinéma. Et si l'on doit le succès de ses films à l'image , la musique de Francis LAI fait aussi partie d'une grande histoire d'amour . Elle est devenue indissociable , à tel point qu'on pourrait comparer les films de Claude LELOUCH à une partition musicale, avec ses refrains, ses couplets, ses reprises , ses thèmes , ses crescendo, ses phrasés et quelques modulations, tout comme la musique de Francis LAI à elle seule décrit une image sans avoir vu le film. Cette collaboration est devenue fusionnellement sine qua none .

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La majorité des oeuvres de Francis LAI auront marqué obligatoirement cette étroite collaboration et demeurent inévitables à l'histoire intégrale des films de Claude LELOUCH. Un homme et une femme a été la clef d'ouverture de cette amitié considérée comme fraternelle, quasi-éternelle et indissociable.
(Daniel HERMAN).


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Francis LAI - son studio à l'époque du synthétiseur MOOG modulaire. ( 1976 )